ESPÈCES DE POISSONS

A / LES SALMONIDAE 1

Les saumons, truites et ombles appartiennent tous à la famille des Salmonidés. Ces poissons ont une forme allongée et fréquentent les eaux limpides, froides et bien oxygénées de l’Ontario et du Québec.

1 / LES SAUMONS :

Les saumons sont les plus gros poissons carnassiers de la famille des salmonidés qui fréquentent les eaux des lacs et rivières de l’Ontario et du Québec, à l’exception de la truite de lac qui peut parfois leurs faire concurrence. Le record mondial est d’ailleurs un saumon quinnat de 126 livres.

Ces poissons trapus sont des carnassiers redoutables et très prisés des pêcheurs. Ils ont une valeur importante tant pour la pêche récréative et sportive que commerciale. Leur chair est délicieuse et varie du rose pâle à l’orange ou rouge foncé selon le type de nourriture disponible. Les saumons possèdent une nageoire adipeuse comme tous les autres salmonidés (nageoire située entre la queue et la nageoire dorsale), ce qui les différencie des autres espèces de poissons.

Les saumons sont surtout présents dans les grands lacs de l’Ontario (Lac Ontario, Lac Huron, Lac Supérieur et Lac Érié) et dans quelques rivières au Québec. L’hybridation de ces espèces est possible et le Quinnat se croise naturellement avec le saumon Coho.

La physiologie et morphologie des saumons changent durant la période de reproduction (couleurs de la robe, forme de la tête et des mâchoires). Les saumons du pacifique meurent d’épuisement après la reproduction, contrairement au saumon de l’atlantique.

 

1.1/ Le Saumon quinnat 

chinook

Nom scientifique : Oncorhynchus Tshawytscha, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : King ou Saumon royal, Chinook salmon (anglais), Spring ou Saumon de printemps, Tyee (30 livres et plus)

Record Canadien : (Non disponible)

Record en Ontario : 46,38 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 3 à 13 degrés C/37 à 55 degrés F

Températures optimales : 8 degrés C/46 degrés F

Habitat : Le saumon quinnat a été introduit vers la fin du 19ième siècle dans les grands lacs Canadiens en Ontario (vers 1870). Originaire des Océans Arctique et Pacifique, il est généralement présent au Canada dans les fleuves qui se jettent dans ces océans.

Le Quinnat est une espèce qui fréquente les eaux limpides et froides des fleuves, lacs et rivières. Le Quinnat est le plus gros des saumons du Pacifique présents dans les grands lacs.

Les populations anadromes passent de 2 à 7 ans en mer (entre 2 et 4 ans en moyenne) et remontent à l’âge adulte dans les fleuves et rivières à fonds graveleux pour frayer.

Reproduction : Le saumon quinnat fraye entre les mois d’août et octobre selon son aire de répartition. Il remontera les cours d’eau des fleuves et rivières sur des centaines de kilomètres ou plus afin de se reproduire (plus de 900 kilomètres sur les fleuves Yukon et Fraser).

En période de reproduction, la livrée de ce saumon s’assombrit et prend des couleurs rougeâtres. Les dents grossissent et les mâchoires se développent en se courbant aux extrémités comme un bec.

La femelle prépare un nid dans lequel elle déposera des milliers d’oeufs en se mettant sur le côté et en battant de la queue. La très grande majorité des œufs déposées dans le nid sera fécondée par la laitance du mâle dès la ponte. La femelle recouvre ensuite les œufs avec du gravier afin de les protéger contre la prédation. La femelle gardera le nid dans le courant et mourra d’épuisement peu de temps après la période de reproduction.

L’éclosion des œufs se fait au printemps suivant et les alevins resteront enfouis dans le gravier jusqu’à ce qu’ils soient capables de nager et de se nourrir tout seul. Ils survivront exclusivement sur leur vésicule vitelline pendant environ un mois. Les jeunes alevins sortiront du gravier par la suite et resteront généralement en rivière pendant environ un an. Certains d’entres eux remonteront toutefois en eaux salées peu de temps après l’éclosion.

À la fin de leur séjour en rivière, les saumoneaux entreprendront leur migration vers l’océan ou les grands lacs et ne reviendront en rivière que 3 ou 4 ans plus tard pour s’y reproduire.

Régime alimentaire : Les populations anadromes se nourrissent de poissons fourrages, de crustacés et d’autres invertébrés qui fréquentent les eaux salées (crevettes, calamars, larves, etc.). Les populations qui restent en eaux douces se nourrissent principalement de poissons fourrages (gaspareaux, éperlans, etc.).

Techniques de pêche : Traîne, lancer, mouche.

 

1.2 / Le saumon Coho

Nom scientifique : Oncorhynchus Kisutch, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : Saumon argenté, Coho Salmon (anglais)

Record Canadien : (Non disponible)

Record en Ontario : 28,64 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 3 à 13 degrés C/37 à 55 degrés F

Températures optimales : 8 degrés C/46 degrés F

Habitat : Le saumon Coho est un saumon du Pacifique uniquement. Il ne fréquente que les fleuves qui se jettent dans cet océan. Il a cependant été introduit avec succès dans les grands lacs canadiens en Ontario. Ce saumon, comme tous les salmonidés, fréquente les eaux limpides et froides des grands lacs et celles des rivières qui se jettent dans le Pacifique.

Reproduction : La période de reproduction du coho s’étend d’octobre à décembre selon son aire de répartition. Les frayères de cette espèce se situent généralement dans les rivières peu profondes à fond graveleux (les rapides étant des lieux de prédilection). Cette espèce migre de jour et les Cohos ne feront généralement pas plus de 200 km en rivière pour aller frayer. La femelle fait un nid en se mettant sur le côté et en battant vigoureusement la queue. Elle déposera les œufs dans le nid et les recouvrira de graviers, une fois fécondés. La femelle gardera vigoureusement le nid jusqu’à épuisement et mourra.

Les alevins commenceront à sortir au printemps suivant et resteront pour la majorité en rivière pendant environ une année (cependant, une minorité d’alevins migrera vers la mer et les lacs après leur naissance).

Les jeunes saumoneaux migreront ensuite vers la mer ou les grands lacs par petits bancs et surtout la nuit. Ils reviendront sur leur lieu de naissance quelques années plus tard (vers l’âge de 3 ou 4 ans) pour se reproduire.

Régime alimentaire : Le saumon coho consomme principalement des petits poissons et des invertébrés. Dans les grands lacs de l’Ontario, le coho se nourrit surtout d’éperlans et de gaspareaux.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, mouche.

 

1.3/ Le saumon de l’atlantique

Atlantic Salmon - Saumon de l'Atlantique

Nom scientifique : Salmo Salar, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : Ouananiche au Québec ou Landlocked salmon en Ontario (saumon d’eau douce), Atlantic Salmon (nom anglais).

Record Canadien : 55,5 livres/Saumon atlantique et 22,8/Ouananiche

Record en Ontario : 24,30 livres

Record au Québec : 55,5 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 3 à 14 degrés C/37 à 59 degrés F

Températures optimales : 8 degrés C/46 degrés F

Habitat : Le saumon de l’atlantique est une espèce indigène de l’atlantique nord. L’espèce anadrome est donc présente au Québec dans les eaux courantes, froides et limpides qui se jettent dans cet océan. L’habitat du saumon de l’atlantique variera donc, comme celui de tous les salmonidés, selon l’évolution de son cycle biologique.

Cette espèce a toutefois disparu de la région des grands lacs à cause des barrages hydroélectriques et de la pollution. Le saumon de l’atlantique a cependant été réintroduit ces dernières années dans les grands lacs de l’Ontario.

Reproduction : Les saumons de l’atlantique passeront quelques années en rivière au début de leur cycle biologique. Ils migreront ensuite vers l’océan et y resteront généralement de 1 à 3 ans avant de venir frayer en rivière. Le saumon de l’atlantique fraye entre les mois d’octobre et novembre selon son aire de répartition. Les frayères se retrouvent habituellement dans les rivières peu profondes à eau courante et dont le fond est graveleux.

Cette espèce est réputée pour franchir de nombreux obstacles afin de parvenir aux frayères. La montaison du saumon de l’atlantique a cependant été grandement limitée au cours des dernières décennies eu égard à la construction de nombreux barrages hydroélectriques.

La forme anadrome, comme tous les salmonidés, revient de l’eau salée pour se reproduire en eau douce. Les Saumons d’eau douce ou Ouananiche quittent les lacs pour frayer dans les rivières et cours d’eau affluents. Les saumons reviennent entre juin et septembre dans les rivières où ils sont nés pour se reproduire. Les frayères se situent dans l’eau courante entre 0,5 et 3 mètres de profondeur et sur un fond graveleux.

La femelle se sert de sa nageoire caudale pour faire son nid afin d’y déposer plusieurs milliers d’oeufs. Elle recouvrira les oeufs de graviers une fois fécondés. L’éclosion des œufs se produit au printemps suivant. Les alevins survivront sur leur réserve vitelline et sortiront du lit graveleux lorsqu’ils seront capables de nager et de se nourrir (vers le mois de juin). Les adultes ne protègent pas les œufs, ni les alevins.

Les jeunes saumoneaux resteront en rivière pendant plusieurs années avant de migrer vers l’océan pour la forme anadrome (les jeunes tacons mesureront une quinzaine de centimètres après 2 ou 3 ans en rivière). Leur poids doublera généralement après chaque année passée en mer.

Les saumons de l’atlantique peuvent se reproduire plusieurs fois puisque, contrairement aux saumons du Pacifique, ils ne meurent généralement pas après la reproduction. Les saumons adultes migrent vers la mer quelque temps plus tard et reviendront se reproduire à nouveau dans leur rivière natale l’année suivante ou celle d’après.

Régime alimentaire : Les saumoneaux se nourrissent principalement de larves d’insectes et opteront pour des proies plus grosses durant leur croissance. Les adultes se nourrissent principalement de crustacés, d’insectes et de petits poissons (éperlan, hareng, maquereau, etc.).

Techniques de pêche : Traîne, lancer, mouche.

2 / LES TRUITES ET LES OMBLES 2

Les truites et les ombles sont des poissons à corps allongés qui fréquentent les eaux limpides, froides et bien oxygénées de l’Ontario et du Québec. Les truites et ombles peuvent parfois se croiser. L’hybridation est fréquente dans les lacs ou plusieurs espèces sont présentes. Les truites et les ombles possèdent une nageoire adipeuse comme tous les autres salmonidés (nageoire située entre la queue et la nageoire dorsale).

Le croisement entre la truite de lac et l’omble de fontaine produit un hybride appelé « truite moulac » ou « wendigo ». Les nageoires inférieures de l’omble de fontaine ont une bordure blanche qui se retrouve également sur la truite moulac. Les couleurs de cet omble peuvent aller du pâle au vif en période de reproduction. La queue est presque carrée (« square tails » nom anglais). Cette espèce est fertile contrairement à la majorité des hybrides. Elle fréquente les eaux plus chaudes que la truite de lac.

Les truites et les ombles sont présents au Québec et en Ontario et ont une valeur importante pour la pêche sportive, récréative et commerciale. On les retrouve d’ailleurs tous sur les grands lacs de l’Ontario. Leur chair est excellente et varie du blanc / rose pâle au orange / rouge selon leur régime alimentaire et les différentes espèces. La chair de l’omble du Canada est généralement plus pâle que celle des autres espèces.

Les femelles des truites et des ombles sont généralement plus grosses que les mâles (dimorphisme sexuel), mais les couleurs des mâles sont généralement plus accentués que celles des femelles (dichromisme sexuel).

 

2.1 / Truite arc-en-ciel

rainbow trout

Nom scientifique : Oncorhynchus mykiss, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s): Steelhead (arc-en-ciel anadrome), arc-en-ciel, rainbow trout (nom anglais).

Record Canadien : 40,68 livres

Record en Ontario : 40,68 livres

Record au Québec : 13 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 11 à 26 degrés C/52 à 79 degrés F

Températures optimales : 16 degrés C/61 degrés F

Habitat : La truite arc-en-ciel fréquente les habitats des plus diversifiés. Cette espèce a d’ailleurs été implantée dans de nombreux habitats à travers le monde. En rivière, elle fréquentera généralement les endroits à courant modéré et à fond de gravier ou rocheux. Elle fréquente également les rivières dans lesquelles se trouvent des fosses et rapides. En lac, elle est présente à des profondeurs variables (grands lacs canadiens). Les adultes qui vivent en lacs doivent cependant avoir accès à des ruisseaux ou rivières pour frayer et subsister.

Reproduction : La reproduction à lieu au printemps de la mi-avril à la fin juin lorsque la température de l’eau avoisine 10 à 15 degrés Celsius (50 à 60 F). Les truites arc-en-ciel se reproduisent de jour comme de nuit. Les adultes vivant dans les lacs remontent en rivière pour frayer. La frayère privilégiée de la truite arc-en-ciel se situera dans un rapide en amont d’une fosse et sur un lit de gravier. La femelle fait son nid en se mettant sur le côté et balayant le fond de la rivière avec sa queue.

Après la ponte et la fécondation, la femelle recouvrira les œufs afin de les protéger des prédateurs. L’éclosion se fera quelques semaines plus tard (de 4 à 7 semaines) et les alevins commenceront à se nourrir de zooplancton après 2 semaines. Les truites arc-en-ciel adultes retourneront dans leur lac ou rivière d’origine à la fin de la période de reproduction. Les truites anadromes (Steelhead) fréquentent parfois les rivières quelques mois avant et après la période de reproduction. La longévité de la truite arc-en-ciel est variable selon l’habitat, la nourriture disponible et son aire de répartition, allant de quelques années à une dizaine d’années.

Régime alimentaire : La truite arc-en-ciel se nourrit habituellement d’insectes, de mollusques, crustacés, d’invertébrés, vers, sangsues, d’œufs de poisson ou de petits poissons, etc.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, mouche.

 

2.2 / La truite brune

brown trout

Nom scientifique : Salmo trutta, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : brune, truite de mer ou saumonée (anadrome), fario (rivière), Brown trout (nom anglais).

Record Canadien : 34,38 livres

Record en Ontario : 34,38 livres

Record au Québec : 16,5 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 13 à 24 degrés C/55 à 75 degrés F

Températures optimales : 18 degrés C/64 degrés F

Habitat : La truite brune est indigène de l’Europe et a été introduite au Canada en 1890 dans la province de Québec. On la retrouve maintenant en Ontario et surtout dans les grands lacs. Cette espèce préfère les eaux limpides, froides et bien oxygénées des lacs et rivières. La truite brune anadrome est appelée truite de mer. Cette espèce tolère des températures plus élevées que les autres espèces de truites et d’ombles.

Reproduction : La période de reproduction s’étend de la fin de l’automne au début de l’hiver, soit de la mi-octobre à fin décembre selon son aire de répartition et lorsque la température de l’eau varie entre 7 et 9 degrés Celsius (44 à 48 F). Les frayères sont généralement situées dans les rivières et lacs peu profonds dont le lit est recouvert de petits cailloux et de graviers. La femelle déplace les graviers ou petits cailloux pour faire un nid peu profond dans lequel elle y déposera ses œufs. 

Le mâle fécondera les œufs avec sa laitance et la femelle recouvrira le nid de petits cailloux. Les œufs ainsi protégés écloront et les alevins sortiront des graviers au printemps après avoir épuisé leur réserve vitelline. Le croisement de la truite brune avec l’omble de fontaine donne un hybride appelé « Truite tigrée ». La longévité de la truite brune est relativement courte (environ 8 ans).

Régime alimentaire : La truite brune se nourrit principalement d’insectes, de crustacés, mollusques, d’invertébrés, de petits poissons, salamandres, grenouilles, de vers, d’œufs de poisson, etc.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, mouche.

 

2.3 / Omble de fontaine

brook trout

Nom scientifique : Salvelinus fontinalis, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : Omble de fontaine, truite mouchetée, truite rouge, truite de ruisseau, saumon de fontaine, truite de mer (espèce anadrome), Brook trout (nom anglais).

Record Canadien : 17,75 livres

Record en Ontario : 14,5 livres

Record au Québec : 11,6 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 5 à 20 degrés C/42 à 68 degrés F

Températures optimales : 14 degrés C/57 degrés F

Habitat : L’omble de fontaine fréquente les eaux fraîches, claires, limpides et bien oxygénées des ruisseaux, lacs et rivières. Il vit généralement dans les plans d’eau où la température est inférieure à 20 degrés Celsius (68 degré F). L’omble de fontaine est une espèce indigène qui se retrouve dans de nombreux plans d’eau en Ontario et au Québec. L’habitat de l’omble de fontaine en période de reproduction est similaire à celui de la truite brune et il n’est donc pas rare de voir les deux espèces fréquenter le même plan d’eau, bien qu’elles entrent directement en concurrence.

Reproduction : L’omble de fontaine fraye généralement le jour entre les mois de septembre et novembre au sud de son aire de répartition. Il peut cependant frayer dès le mois d’août dans le nord du Canada. Cet omble préfère des températures avoisinant les 10 degrés Celsius (50 F) pour frayer.

Les frayères se situent généralement dans les ruisseaux et rivières peu profonds que les adultes remontent en période de reproduction. Le fond des frayères est généralement graveleux.

La femelle creuse un nid dans lequel elle déposera ses œufs durant la journée. Elle les recouvre ensuite de gravier pour les protéger des prédateurs jusqu’à l’éclosion. Seuls les œufs qui ne seront pas enterrés seront sujets à prédation puisque les adultes ne protègent ni le nid, ni les alevins.

Les œufs écloront vers la fin de l’hiver, soit de 50 à 100 jours après la ponte. Les alevins resteront dans le gravier jusqu’à ce qu’il soit capable de nager et de se nourrir. Ils vivront sur leur réserve vitelline et sortiront du gravier au printemps suivant.

Régime alimentaire : L’omble de fontaine se nourrit principalement de petits poissons, larves, insectes, vers, sangsues, crustacés, mollusques, salamandres, petits vertébrés, etc. Sa diète est relativement variée selon la disponibilité de la nourriture. La croissance de l’omble de fontaine est moins rapide que celle des autres ombles et truites.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, mouche.

2.4 / Omble du Canada ou Cristivomer

lake trout truite

Nom scientifique : Salvelinus namaycush, Famille des Salmonidae

Nom(s) courant(s) : Omble du Canada, touladi, truite grise, truite de lac, lake trout (anglais).

Record Canadien : 72,25 livres

Record en Ontario : 63,12 livres

Record au Québec : 57.5 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 3 à 11 degrés C/37 à 52 degrés F

Températures optimales : 7 degrés C/45 degrés F

Habitat : Le touladi, comme tous les ombles, privilégie les lacs et rivières à eau claire, froide et bien oxygénée. Il peut fréquenter les plans d’eau peu profonds de la toundra ou les grandes fosses des lacs et rivières plus au sud de son aire de répartition. Le touladi est une espèce indigène tout comme l’omble de fontaine. Il est présent au Québec et en Ontario.

Le touladi affectionne particulièrement les habitats rocheux, rocailleux et sableux. Selon la température de l’eau et des saisons, il peut fréquenter toutes les couches du même plan d’eau. À la fonte des glaces, il peut même être pêché en surface ou dans moins de trois mètres d’eau (moins de 10 pieds). La température de l’eau peut cependant le forcer à descendre à plus de 30 mètres de profondeur (100 pieds) durant la période estivale.

Reproduction : Le touladi se reproduit la nuit et pendant la période automnale, soit de septembre à novembre selon la latitude. Les frayères sont généralement peu profondes allant de quelques dizaines de centimètres à une dizaine de mètres (1 pied à 30 pieds de profondeur). Il privilégie les fonds rocheux, caillouteux et graveleux pour se reproduire.

La maturité sexuelle du touladi est atteinte vers 6 ou 7 ans dans le sud, mais peut aller jusqu’à 12 ou 13 ans dans le nord. Le touladi dépose ses œufs entre les pierres et les petits cailloux qui tapissent le fond de l’eau sans faire de nid. Les œufs y resteront d’ailleurs jusqu’à l’éclosion et les alevins sortiront au printemps suivant. Les adultes ne protègent ni les œufs, ni les alevins.

Les jeunes touladis migreront vers les eaux plus profondes afin de se protéger des prédateurs. Ils y passeront les premières années de leur vie à se nourrir de plancton. L’omble du Canada peut vivre jusqu’à 30 ou 40 ans selon son aire de répartition.

Régime alimentaire : Le régime alimentaire du touladi est variable selon sa taille, le plan d’eau dans lequel il vit et la nourriture disponible. Les alevins se nourrissent principalement de zooplancton et de larves et les adultes d’insectes, de petits crustacés, sangsues, petits poissons (Cisco de lac, éperlan, corégone, meuniers, chabots), etc. Le touladi est un prédateur redoutable qui n’hésitera pas à monter de quelques mètres pour aller capturer sa proie, alors qu’à d’autres moments, il boudera toute offrande.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, drop shot, ligne posée, mouche.

3 / LES PERCIDAE 3

Description générale: Les percidés sont des espèces très convoitées tant en Ontario qu’au Québec. Le doré jaune est un poisson de grand intérêt commercial, récréatif et sportif. La chair blanche et floconneuse des percidés est savoureuse et très prisée au Canada.

Les percidés se nourrissent activement toute l’année et peuvent donc être pêché tant en période estivale que pendant l’hiver sous la glace (pêche blanche). Le doré est une espèce qui a un comportement grégaire et lucifuge. Ses yeux sont sensibles à la lumière et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il préfère les eaux turbides (couleur thé) ou les grandes fosses en eaux claires. Ses habitudes alimentaires varient également avec la lumière. Il est généralement plus actif à l’aube et au crépuscule, ainsi que par temps couvert, nuageux et venteux.

Les deux espèces de dorés fréquentent souvent les mêmes habitats au même moment. L’hybridation des deux espèces est d’ailleurs fréquente. La longévité du doré noir est plus courte que celle du doré jaune. Le doré noir vit rarement au-delà de 13 ans, tandis que le doré jaune peut vivre jusqu’à 26 ans.

La croissance du doré jaune est plus rapide que celle du doré noir. Les femelles des deux espèces sont généralement plus grosses que les mâles. Le doré jaune atteint des tailles bien supérieures à celles du doré noir.

 

3.1 / Le doré jaune

walleye dore

Nom scientifique : Sander vitreus, Famille des percidae

Nom(s) courant(s) : sandre (France), walleye (nom anglais).

Record Canadien : 22,25 livres

Record en Ontario : 22,25 livres

Record au Québec : 20 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 5 à 27 degrés C/41 à 81 degrés F

Températures optimales : 18 degrés C/65 degrés F

Habitat : Le doré jaune fréquente les plans d’eaux tempérées du Québec et de l’Ontario. Il affectionne particulièrement les fonds rocheux, rocailleux, sableux et herbeux des lacs et rivières. Ces yeux étant sensibles à la lumière vive du soleil, il cherchera à s’abriter pour se protéger. Il n’hésitera pas à fréquenter les grandes fosses des lacs et rivières pour se protéger de la lumière. Il n’est d’ailleurs pas rare de le pêcher à des profondeurs de 20 à 30 mètres dans les eaux très claires du fleuve Saint-Laurent (60 à 90 pieds).

En eaux turbides, le doré sera souvent moins profond et plus actif durant la journée. Le doré jaune est surtout très actif à l’aube, au crépuscule ou avant et pendant une tempête.

Reproduction : Le doré jaune fraye au printemps ou au début de l’été selon la température de l’eau et son aire de répartition. Le doré jaune fraye généralement avant le doré noire. Les mâles arrivent à maturité sexuelle avant les femelles.

Les adultes migrent en grand nombre vers les eaux vives des zones rocailleuse, rocheuse, graveleuse ou sableuse pour se reproduire. Les chutes, les barrages, les hauts fonds graveleux avec du courant sont des lieux de prédilection pour la reproduction de l’espèce. Les frayères sont généralement peu profondes.

Les femelles pondent les œufs la nuit et les mâles déposent leur laitance à proximité pour les féconder. Les œufs tombent dans les fissures des cailloux et sont ainsi protégés contre les prédateurs. L’éclosion se fait au bout de 12 à 18 jours et les alevins se dispersent rapidement de 10 à 15 jours plus tard. Ils resteront dans la couche supérieure des eaux libres près des berges afin de se protéger contre la prédation. Les femelles sont les premières à quitter le site de frai pour être suivies par les mâles quelques semaines plus tard.

Régime alimentaire : Le doré jaune se nourrit principalement d’invertébrés dès son jeune âge et de petits poissons, insectes, vers, sangsues, etc. à la taille adulte. Il chasse généralement en groupe, même si les gros spécimens peuvent être solitaires. Il chasse de préférence le matin et le soir, mais peut se nourrir toute la journée en eau turbide.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, drop shot, mouche.

 

3.2 / Le doré noir

SAUGER - DORÉ NOIR

Nom scientifique : Stizostedion canadense, Famille des percidae

Nom(s) courant(s) : Sauger (nom anglais)

Record Canadien : 7,75 livres

Record en Ontario : 4,40 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 5 à 27 degrés C/41 à 81 degrés F

Températures optimales : 16 degrés C/61 degrés F

Habitat : Le doré noir fréquente le même genre d’habitat que son congénère le doré jaune. Ses yeux étant cependant plus sensibles à la lumière, on le retrouve souvent à de plus grandes profondeurs.

Reproduction : Le doré noir fraye au printemps généralement en mai et juin lorsque l’eau atteint des températures allant de 8 à 11 degrés Celsius (46 à 52 F). Les mâles arrivent à maturité sexuelle avant les femelles. Les frayères se situent généralement à proximité d’une berge peu profonde. La femelle dépose ses œufs la nuit sur un lit de graviers afin de protéger les œufs des prédateurs. L’éclosion se fera de 25 à 29 jours suivant la ponte. Les parents ne protègent ni les œufs, ni les alevins.

Régime alimentaire : Le doré noir se nourrit principalement de petits poissons, de larves d’insectes aquatiques, de sangsues et d’écrevisses. Il chasse généralement en groupe et se retrouve souvent en compagnie du doré jaune.

Techniques de pêche : Traîne, lancer, jig, drop shot.

 

3.3 / La Perchaude

Yellow Perch

Nom scientifique : Perca Flavescens, Famille des percidae

Nom(s) courant(s) : Perche, Yellow Perch (nom anglais).

Record Canadien : 2,97 livres

Record en Ontario : 2,42 livres

Record au Québec : 2,5 livres (non homologué)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 14 à 24 degrés C/58 à 75 degrés F

Températures optimales : 20 degrés C/68 degrés F

Habitat : La perchaude est un poisson qui vit dans les eaux tempérées des lacs et rivières présentant une végétation moyenne à dense. Elle affectionne particulièrement les eaux limpides avec des fonds boueux, graveleux ou sableux. La perchaude est présente en Ontario et au Québec. Elle est très prisée sur le Saint-Laurent et les grands lacs et fait maintenant l’objet d’une réglementation afin d’assurer sa protection. Cette espèce, à l’instar du doré, est grégaire et vit en banc. Le même habitat pourra donc abriter plusieurs dizaines ou centaines d’individus.

Reproduction : La perchaude fraye généralement au printemps de la mi-avril à la fin mai selon son aire de répartition. Les adultes n’arrivent généralement pas à maturité sexuelle avant 3 ou 4 ans. Les reproducteurs se dirigent vers les zones peu profondes des lacs et rivières pour y pondre pendant la nuit ou tôt le matin. Le fond des frayères est généralement graveleux, sableux et parsemé de végétation à racines, de broussailles et d’arbres submergés.

La femelle pond ses œufs sous forme de longs chapelets. Ceux-ci peuvent d’ailleurs atteindre jusqu’à 2 mètres de longueur. Les œufs iront se coller à la végétation jusqu’à l’éclosion des alevins 8 à 10 jours plus tard. Les alevins restent inactifs pendant une période d’environ 5 jours et se nourrissent à partir de leur réserve vitelline. Les alevins resteront souvent ensemble jusqu’à l’âge adulte.

Régime alimentaire : La perchaude se nourrit principalement de zooplancton au début de sa vie et changera son régime alimentaire vers de plus grosses proies au cours de sa croissance. Les petits poissons, écrevisses et autres invertébrés, larves, insectes, vers, œufs, etc. feront partie intégrante de son régime alimentaire. La perchaude se nourrit activement toute l’année et peut être capturée été comme hiver (pêche blanche).

Techniques de pêche : lancer, bouchon, jig, drop shot.

4 / LES ESOCIDAE 4

Description générale : Le brochet et le maskinongé appartiennent tous les deux à la famille des ésocidés. L’hybridation de ces deux espèces est d’ailleurs possible. La femelle des esocidae est généralement plus grosse (dimorphisme sexuelle) et vit plus longtemps que le mâle. La croissance du Maskinongé est plus rapide que celle du brochet. Le Maskinongé peut vivre plus de 30 ans, alors que la longévité du brochet dépasse rarement 25 ans.

Les ésocidés sont des espèces sédentaires et solitaires qui attaquent leurs proies par surprise. Leur corps est élancé et peu adapté à de longues poursuites. Les attaques sont généralement brusques, courtes et en ligne droite.

Les ésocidés sont très combatifs et surtout prisés par les pêcheurs récréatifs et sportifs. Le maskinongé fait d’ailleurs l’objet d’une réglementation très stricte en Ontario et au Québec. La chair blanche et floconneuse des ésocidés est très appréciée, mais la tendance penche plutôt vers la remise à l’eau. Chaque filet possède une rangée d’arrêtes en Y qui peut facilement être enlevée en nettoyant le poisson.

 

4.1 / Le Maskinongé

Musky Maskinonge

Nom scientifique : Esox Masquinongy, Famille des esocidae

Nom(s) courant(s) : requin d’eau douce, muskellunge (nom anglais)

Record Canadien : 65.00 livres

Record en Ontario : 65.00 livres

Record au Québec : 54 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 10 à 26 degrés C/50 À 80 degrés F

Températures optimales : 19 degrés C/66 degrés F

Habitat : On retrouve généralement le maskinongé dans les parties peu profondes et riches en végétation des lacs et rivières du Québec et de l’Ontario (potamots, nénuphars, joncs, etc.). Il fréquente très souvent le même habitat que le brochet. Cependant, les gros maskinongés préfèrent généralement les eaux plus chaudes que les gros brochets.

Reproduction : Le maskinongé fraye le jour, généralement après le brochet, vers la fin du printemps et le début de l’été lorsque la température de l’eau varie entre 9,5 et 15 degrés Celsius (50 à 60 F). Les adultes arrivent à maturité sexuelle vers l’âge de 3 à 5 ans. Les frayères herbeuses peu profondes des berges sont souvent fréquentées par une femelle et un ou deux mâles.

La femelle est généralement plus grosse que le mâle. Les œufs sont déposés au hasard sur la végétation et les adultes n’effectuent aucune protection des alevins. L’éclosion se produit de 1 à 2 semaines après la ponte.

Régime alimentaire : À l’instar du brochet, le maskinongé préfère les proies de grandes tailles. Il se nourrit principalement de poissons, mais peut à l’occasion manger de petits vertébrés, batraciens, écrevisses, rongeurs, jeunes sauvagines, etc.

Techniques de pêche : traîne, lancer, jig, mouche.

 

4.2 / Le Grand brochet

northern pike

Nom scientifique : Esox Lucius, Famille des esocidae

Nom(s) courant(s) : Brochet du nord, Grand brochet, Requin d’eau douce, Bec de canard, Northern Pike (nom anglais).

Record Canadien : 45,9 livres

Record en Ontario : 42,12 livres

Record au Québec : 45,9 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 5 à 30 degrés C/41 à 86 degrés F

Températures optimales : 21 degrés C / 70 degrés F

Habitat : Le brochet fréquente généralement les eaux peu profondes à végétation dense des lacs, rivières et ruisseaux. Son aire de répartition s’étend à toute la province du Québec et de l’Ontario. Le grand brochet est un poisson qui fréquente les eaux douces tempérées et les cours d’eau, lacs et rivières à végétation dense.

Le brochet adulte ne s’éloigne guère des frayères et il est fréquent de trouver plusieurs spécimens dans le même habitat. Les plus gros brochets préfèrent des températures entre 10 et 12,5 degrés Celsius (50 à 55 F) et il n’est pas rare d’en attraper à plus de 10 mètres de profondeur durant l’été.

Reproduction : La reproduction commence au printemps et dès la fonte des glaces au Québec et en Ontario. La température aquatique se situe entre 5 et 7,5 degrés Celsius (40 à 45 degrés F). Il choisit généralement les rives inondées à végétation dense ou les baies des lacs et rivières pour frayer. 

La femelle pond ses œufs en les déposant au hasard dans la végétation. Les œufs adhèreront à la végétation jusqu’à la naissance des alevins 12 à 14 jours plus tard. Les alevins resteront encore immobiles pendant 6 à 10 jours en vivant sur leur réserve vitelline. Les alevins fréquenteront les eaux peu profondes de la frayère pendant plusieurs semaines et ne seront pas protégés par les parents. L’alevin se nourrit de zooplancton, d’insectes et ultérieurement de petits poissons lorsqu’il atteint la taille de 5 cm. Le brochet peut vivre jusqu’à 25 ans environ dans les eaux nordiques.

Régime alimentaire : Le brochet est une espèce opportuniste qui saisit facilement toute sorte de proies. Les petits poissons, écrevisses, petits vertébrés, batraciens, rongeurs, etc. font parti de son régime alimentaire. Le cannibalisme n’est pas rare chez le brochet. À l’instar du Maskinongé, le brochet adulte favorise les proies de plus grosses tailles.

Il se cache à l’affût au bord des herbiers, troncs d’arbre, souches, nénuphars et attaque ses proies par surprise. Le brochet chasse en solitaire et est plutôt territorial. Il n’est cependant pas rare de prendre plusieurs brochets dans le même endroit si l’habitat est propice. La croissance du brochet est rapide puisqu’il peut atteindre une taille de 30 cm dès la première année et 50 cm dès la deuxième.

Techniques de pêche :La traîne, le lancer, la jig, le bouchon avec un vif, mouche.

5 / LES CENTRARCHIDAE 5

Description générale : Les centrarchidés comptent 6 espèces de poissons, soit les achigans, les mariganes et les crapets. L’achigan à grande et petite bouche sont les deux espèces d’achigans qui fréquentent les eaux douces de l’Ontario et du Québec. L’aire de répartition des deux espèces d’achigans est généralement la même au Canada. Cependant, l’achigan à petite bouche se retrouve plus au nord que son congénère à grande bouche qui vit dans les eaux plus chaudes du Québec et de l’Ontario. Les deux espèces fréquentent très souvent les mêmes plans d’eau, mais des habitats différents.

Le corps de l’achigan est trapu et fort. Le corps de l’achigan à petite bouche est généralement tigré, alors que celui de la grande bouche comporte une bande latérale foncée. L’achigan à grande bouche à une apparence plus verdâtre que son congénère à petite bouche qui est plutôt marron. La mandibule s’étire vers l’arrière et plus loin que l’extrémité de l’œil dans le cas de l’achigan à grande bouche. Les deux nageoires dorsales sont reliées chez l’achigan à petite bouche, alors qu’elles sont presque entièrement séparées chez l’achigan à grande bouche. Les deux espèces peuvent atteindre des tailles similaires en Ontario et au Québec.

L’achigan est un poisson combatif qui n’hésitera pas à sauter hors de l’eau en secouant sa gueule grande ouverte pour essayer de se décrocher. L’achigan est une espèce importante tant pour la pêche commerciale, que pour la pêche récréative et sportive. La chair de l’achigan est très estimée, d’une apparence blanche et floconneuse. La chair de l’achigan à petite bouche est généralement moins huileuse et plus appréciée que celle de la grande bouche.

Les mariganes et crapets sont les plus petits poissons carnassiers de la famille des centrarchidés. Ils sont surtout prisés des jeunes pêcheurs de l’Ontario et du Québec. Ces espèces mesurent généralement de 15 à 25 centimètres à l’âge adulte. Les mariganes et crapets sont actifs toute l’année et peuvent également être pêchés durant l’hiver (pêche blanche). La chair de ces poissons est savoureuse et douce et fait surtout la joie des pêcheurs au printemps lorsque la saison d’autres espèces de carnassiers est fermée.

 

5.1 / L’achigan à petite bouche

smallmouth bass

Nom scientifique : Micropterus Dolomieu, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Petite bouche, Black-bass, Smallmouth bass (nom anglais).

Record Canadien : 9,84 livres

Record en Ontario : 9,84 livres

Record au Québec : 8,8 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 10 à 26 degrés C/50 à 79 degrés F

Températures optimales : 20 degrés C/68 degrés F

Habitat : L’achigan à petite bouche fréquente généralement un habitat plus rocheux, sableux que son congénère à grande bouche qui préfère les eaux à végétation dense. Il affectionne plus particulièrement les fonds rocailleux susceptibles de cacher sa nourriture préférée : « l’écrevisse ». Sur le Saint-Laurent, il affectionne particulièrement les hauts fonds tapissés de moules zébrées et les endroits où les gobies abondent.

L’achigan à petite bouche est plus sensible à la chaleur que la grande bouche et n’hésitera pas à atteindre des profondeurs de 10 mètres et plus (30 pieds et plus) pour atteindre sa zone de confort.

Reproduction : L’achigan à petite bouche fraye à la fin du printemps et au début de l’été comme son congénère à grande bouche. Les frayères peuvent parfois être fréquentées de la fin mai à début juillet selon la température de l’eau. Les adultes arrivent à maturité sexuelle vers l’âge de 3 à 6 ans selon le sexe. Les femelles parviennent à maturité après les mâles.

Le mâle préparera un nid à une profondeur pouvant aller de quelques dizaines de centimètres à 6 mètres d’eau (de 2 à 20 pieds) sur un fond qui varie de sableux à graveleux. La femelle déposera ses oeufs dans un nid que le mâle gardera vigoureusement. Il restera sur le nid ou à proximité jusqu’à l’éclosion des alevins quelques jours plus tard (de 4 à 10 jours). La femelle pourra également se reproduire avec plusieurs mâles en faisant plus d’un nid.

Après l’éclosion, les alevins mesurent de 5,6 à 5,9 mm de longueur et se nourrissent de plancton au début de leur vie. Les alevins quitteront le nid quelques jours plus tard (environ 1 semaine) mais resteront encore sous la garde du mâle pendant quelques jours.

Régime alimentaire : L’achigan à petite bouche se nourrit généralement de proies plus petites que son congénère à grande bouche. Son régime alimentaire se compose principalement d’écrevisses, de petits poissons, petits batraciens, petits rongeurs, vers, sangsues, insectes, etc.

Il n’hésitera pas à sauter hors de l’eau pour saisir une proie en surface, surtout à l’aube et au crépuscule. Il utilisera également toutes les profondeurs du plan d’eau pour se nourrir, cherchant le poisson fourrage en suspension et les écrevisses sous les cailloux. L’hiver les achigans à petites bouches se tiennent près du fond et sont très peu actifs.

Techniques de pêche : Lancer, traîne, jig, drop shot, pêche à la texane, pêche à la drague ou « carolina rig », mouche.

 

5.2 / L’achigan à grande bouche

large mouth bass

Nom scientifique : Micropterus Salmoides, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Grande bouche, Black-bass, Achigan vert, Largemouth bass (nom anglais).

Record Canadien : 10,48 livres

Record en Ontario : 10,43 livres

Record au Québec : 6,9 livres

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 13 à 29 degrés C/55 à 84 degrés F

Températures optimales : 22 degrés C/72 degrés F

Habitat : L’achigan à grande bouche fréquente généralement la couche supérieure des eaux chaudes des lacs et rivières et les baies peu profondes des grands lacs. On le retrouvera généralement dans des profondeurs inférieures à 6 ou 7 mètres (20 pieds) même durant la période estivale. Il se tient habituellement dans les zones à végétation dense (nénuphars, arbres submergés, souches et racines submergées, quenouilles et autres végétations denses), mais il n’hésitera pas à s’aventurer et suivre les bancs de poissons fourrages pour se nourrir.

Il se réfugiera dans la végétation en cas de danger et lors des grosses chaleurs d’été. La saison, la présence de nourriture et la température de l’eau influenceront ces déplacements au sein des différents habitats du même plan d’eau. Il est d’ailleurs fréquent de trouver des achigans à grande bouche dans toutes les couches d’eaux durant la période estivale (dans quelques pieds de profondeur à 25 pieds d’eau). L’achigan à grande bouche fréquentera les eaux plus turbides que son congénère à petite bouche.

Reproduction : L’achigan à grande bouche fraye à la fin du printemps et au début de l’été lorsque la température de l’eau varie entre 17 et 20 degrés Celsius (63 et 68 F). Les adultes parviennent à maturité sexuelle vers l’âge de 3 à 5 ans selon le sexe. Les mâles arriveront à maturité avant les femelles.

Les frayères sont généralement situées dans les baies peu profondes allant de quelques dizaines de centimètres à plus d’un mètre (1 à 4 pieds). Le mois de juin étant généralement le mois où les frayères sont les plus actives en Ontario et au Québec.

La femelle pond ses œufs dans un nid que le mâle aura soigneusement préparé dans le sol sableux, graveleux, boueux, dans la marne, le scirpe ou les roseaux, etc.. La taille du nid est variable et ressemble généralement à une grande assiette au fond de l’eau dont la taille varie de 60 centimètres à moins d’un mètre de diamètre (2 à 3 pieds). La femelle dépose ses œufs dans le nid qui sera fécondé par le mâle. Les femelles peuvent s’accoupler avec plus d’un mâle et faire plus d’un nid. Le mâle gardera le nid avec ferveur en faisant circuler l’eau sur les œufs jusqu’à l’éclosion des alevins quelques jours plus tard (de 3 à 5 jours).

Le mâle n’hésitera pas à attaquer tout intrus qui s’approchera du nid, y compris les leurres des pêcheurs. La pêche de l’achigan est d’ailleurs fermée pendant la période de reproduction pour cette raison. Les alevins de 3 millimètres de longueur resteront à proximité du mâle pendant la première semaine, bénéficiant ainsi de sa protection. Ils n’hésiteront d’ailleurs pas à se réfugier dans la bouche du mâle en cas de danger. Les alevins quitteront le nid une dizaine de jours plus tard, mais pourront rester jusqu’à un mois à proximité du mâle.

Régime alimentaire : Le régime alimentaire de l’achigan varie selon sa taille et sa croissance. Les alevins se nourrissent d’abord de plancton et ultérieurement de petits insectes et de larves durant leur croissance. À l’âge adulte, l’achigan se nourrit surtout d’écrevisses, de petits poissons, petits batraciens, petits rongeurs, salamandres, vers, sangsues, insectes, etc.

L’achigan se nourrit à vue et n’hésitera pas à venir chercher une proie en surface ou au fond de l’eau s’il la trouve à son goût. Il chasse généralement en banc près du bord ou de la végétation, mais peut également suivre les bancs de poissons fourrages plus loin au large. Les gros spécimens peuvent cependant être plus solitaires. Il est toutefois possible de prendre quelques gros spécimens dans le même habitat s’il est propice. Les achigans à grande bouche seront peu actifs durant l’hiver et feront des réserves de graisse durant l’automne.

Techniques de pêche : Lancer, traîne, jig, drop shot, pêche à la texane, pêche à la drague ou « carolina rig », mouche.

 

5.3 / Marigane noire

black crappie

Nom scientifique : Pomoxis nigromaculatus, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Calicot, Crapet, Crapet noire, Black crappie (nom anglais).

Record Canadien : (Non disponible)

Record en Ontario : 3,78 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 13 à 27 degrés Celsius / 55 à 80 degrés F.

Températures optimales : 21 à 24 degrés Celsius / 70 à 75 F.

Habitat : La marigane noire se retrouve dans les lacs et rivières à végétation moyenne et dense de l’Ontario et du Québec. Elle privilégie les plans d’eaux claires, mais peu également se retrouver ailleurs si l’eau n’est pas trop turbide. Cette espèce est grégaire et il n’est pas rare de trouver des bancs de plusieurs dizaines ou centaines d’individus.

Reproduction : La marigane noire fraye à la fin du printemps et au début de l’été (de mai à juillet selon son aire de répartition) lorsque les eaux varient entre 17 et 18,5 degrés Celsius (62 à 65 F). Les frayères sont généralement peu profondes et situées sur un fond sableux, graveleux ou vaseux.

Le mâle construit un nid au sein d’une colonie dans lequel la femelle déposera ses œufs. L’éclosion surviendra de 3 à 5 jours après la ponte. La femelle pourra s’accoupler avec plus d’un mâle et faire plus d’un nid. Le mâle gardera le nid et les alevins après l’éclosion. La marigane noire peut vivre jusqu’à une dizaine d’années.

Régime alimentaire : Elle se nourrit principalement de plancton et de larves jusqu’à ce qu’elle atteigne la taille de 15 centimètres. Elle consommera des petits poissons, des larves, insectes, vers, œufs, etc. à l’âge adulte.

Techniques de pêche : lancer, bouchon, drop shot, jig.

 

5.4 / Crapet de Roche

Rockbass

Nom scientifique : Ambloplites rupestris, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Crapet à œil rouge, Crapet noire, Rock bass (nom anglais).

Record Canadien : 3 livres (également record mondial).

Record en Ontario : 3.00 livres.

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 13 à 27 degrés Celsius / 55 à 80 degrés F.

Températures optimales : 20 à 23 degrés Celsius / 69 à 74 degrés F.

Habitat : Le crapet de roche fréquente généralement les plans d’eaux claires, à fonds rocheux, rocailleux ou graveleux et à végétation dense de l’Ontario et du Québec. Le crapet de roche est une espèce grégaire et on le retrouve souvent en compagnie des achigans ou d’autres espèces de crapets.

Reproduction : Le crapet de roche fraye au printemps ou au début de l’été (de juin à juillet) lorsque la température de l’eau avoisine les 20 degrés Celsius (68 F). Le mâle construit un nid en forme de soucoupe dans l’eau peu profonde sur un fond graveleux ou sableux et dans lequel la femelle déposera ses œufs. Plusieurs individus peuvent frayer dans le même nid.

Le mâle gardera le nid après avoir fécondé les œufs. L’éclosion se produira de 3 à 4 jours plus tard. Le mâle gardera également les alevins après l’éclosion. Les crapets de roche peuvent vivre jusqu’à une dizaine d’années.

Régime alimentaire : Le crapet de roche se nourrit principalement de petits poissons, d’écrevisses, de larves, d’insectes, de vers, d’œufs, etc.

Techniques de pêche : lancer, bouchon, jig. drop shot.

 

5.5 / Crapet soleil

Pumpkinseed

Nom scientifique : Lepomis gibbosus, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Crapet commun, Crapet jaune, Perche soleil (France), Pumpkinseed (nom anglais).

Record Canadien : 1 livres

Record en Ontario : 1.00 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 10 à 27 degrés Celsius / 55 à 80 degrés F.

Habitat : Le crapet soleil fréquente les plans d’eaux claires à végétation moyenne et dense de l’Ontario et du Québec. Cette espèce est grégaire et on la retrouve souvent en petits bancs de plusieurs individus. Il préfère les eaux plus fraîches que les autres espèces de crapets.

Reproduction : Le crapet soleil se reproduit au printemps et au début de l’été (de juin à août). Les frayères se retrouvent généralement en eau peu profonde sur un fond sableux, graveleux ou vaseux et à proximité de la végétation aquatique.

Le mâle construit un nid dans lequel la femelle déposera ses œufs. L’éclosion se fera 3 jours plus tard. Les mâles protègeront les œufs et les alevins par la suite. Plusieurs individus peuvent frayer dans le même nid et à plusieurs reprises.

Régime alimentaire : Cette espèce se nourrit principalement de petits poissons, larves, petits mollusques, insectes, vers, œufs, etc.

Techniques de pêche : lancer, bouchon, jig, drop shot.

 

5.6 / Crapet arlequin

Bluegill

Nom scientifique : Lepomis macrochirus, Famille des centrarchidae.

Nom(s) courant(s) : Crapet à oreilles bleues, Bluegill (nom anglais).

Record Canadien : (Non disponible)

Record en Ontario : 1,83 livres

Record au Québec : (Non disponible)

Températures préférentielles (minimales et maximales) : 13 à 27 degrés Celsius / 55 à 80 degrés F.

Habitat : Le crapet arlequin fréquente généralement les plans d’eaux claires à végétation moyenne et dense de l’Ontario et du Québec. On peut le retrouver également dans des eaux légèrement saumâtres. Le crapet arlequin est l’espèce la plus abondante de tous les crapets au Canada.

Cette espèce est grégaire et on la retrouve souvent en petits bancs de quelques individus. Il se rassemblera en colonies en eau peu profonde durant l’hiver.

Reproduction : Le crapet arlequin se reproduit au printemps et au début de l’été (de juin à août). Les frayères seront généralement situées en eau peu profonde sur un fond graveleux, sableux ou vaseux.

Le mâle construira un nid dans lequel la femelle déposera les œufs. Le même nid peut servir à l’accouplement de plusieurs mâles et femelles. L’éclosion des œufs se fait de 3 à 5 jours plus tard. Les mâles protègent les œufs et les alevins.

Régime alimentaire : Le crapet arlequin se nourrit principalement de petits poissons, petits crustacés, larves, insectes, œufs, etc. à l’âge adulte.

Techniques de pêche : Lancer, Jig, bouchon, drop shot.

Ressources

 

1 Les Salmonidae: Voir les sites suivants pour de plus amples informations sur les espèces de poissons gibiers et la réglementation en vigueur dans les provinces de l’Ontario et du Québec : Ministère des Pêches et Océans Canada, Le Ministère des Richesses Naturelles et des Forêts de l’Ontario, Le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs.

 

2Les Truites et les Ombles: Voir les sites suivants pour de plus amples informations sur les espèces de poissons gibiers et la réglementation en vigueur dans les provinces de l’Ontario et du Québec : Ministère des Pêches et Océans Canada, Le Ministère des Richesses Naturelles et des Forêts de l’Ontario, Le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs.

 

3 Percidae: Voir les sites suivants pour de plus amples informations sur les espèces de poissons gibiers et la réglementation en vigueur dans les provinces de l’Ontario et du Québec : Ministère des Pêches et Océans Canada, Le Ministère des Richesses Naturelles et des Forêts de l’Ontario, Le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs.

 

4 Esocidae: Voir les sites suivants pour de plus amples informations sur les espèces de poissons gibiers et la réglementation en vigueur dans les provinces de l’Ontario et du Québec : Ministère des Pêches et Océans Canada, Le Ministère des Richesses Naturelles et des Forêts de l’Ontario, Le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs.

5 Centrarchidae: Voir les sites suivants pour de plus amples informations sur les espèces de poissons gibiers et la réglementation en vigueur dans les provinces de l’Ontario et du Québec : Ministère des Pêches et Océans Canada, Le Ministère des Richesses Naturelles et des Forêts de l’Ontario, Le Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs.